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Les panzer victorieux (étude technologique et stratégique des panzer-divisionen jusqu'en 1941

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jetsartizen
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Les panzer victorieux (étude technologique et stratégique des panzer-divisionen jusqu'en 1941

Message par jetsartizen le Mar 9 Aoû - 15:18

PANZER
(de l’entre deux guerre à Barbarossa)
 
 
I) Introduction
 
Dans l’imaginaire de beaucoup, la panzerwaffe ce sont les puissants chars de 1944 comme le fameux tigre, presque invincibles et qui vont, malgré une infériorité numérique écrasante, marquer de grand coup (Villers-bocage ou kustin). Mais on oublie souvent que la panzerwaffe, jusqu’en 1943 ce sont pour beaucoup des chars armés de canons de 5.0cm certains mêmes uniquement armés de mitrailleuses de 7.92mm. La Heer restera d’ailleurs à grande dominante hippomobile (en moyenne 70% de l’armée). L’étude portera sur les panzer du début du conflit qui ont apporté ses lettres de noblesse au blitzkrieg. Comment des engins si en retard par rapport à leurs équivalents chez l’ennemi arriveront a mettre a genoux les plus puissantes armées de l’époque.
 
II) Après le diktat, la renaissance d’une armée allemande, le blitzkrieg et ses expérimentations
 
En 1916, le commandement de la Heer n’empreinte pas la voie du tank, déjà par retard technologique et parce qu’il n’y croit pas, pour eux l’artillerie coordonnée avec des strosstruppen feront la différence. Les tanks sont donc vu comme une dépense inutile de moyens, qui commencent à manquer à partir de 1917 au sein de l’alliance des empires centraux.
De leur coté, les alliés ont pris de l’avance : les premiers « chars » ont été expérimentés par les russes (une invention d’un certain Mendeliev, petit fils du génie qui a classifier les éléments dans un tableau périodique), les anglais ont concrétisé la première utilisation du blindé dans la somme en 1916 et des réflexions sur une doctrine de combat interarme a déjà débuté en Angleterre et en France.
Apres la défaite de 1918 (dans laquelle le tank n’est pas innocent), l’Allemagne subit le diktat de Versailles (1919) qui voit son armée réduite et surtout une totale impossibilité de produire (et même d’envisager de produire) des véhicules blindés.
L’ancienne caste des généraux est grandement changée à cause de la réduction des effectifs … Ce qui Laisse la place à des généraux plus jeunes, qui ont fait leurs preuves durant la grande guerre (Rommel ou encore Schorner), beaucoup plus inventif et mordant d’initiative, ils vont être à l’origine de la refonte de l’armée allemande et plus généralement de la façon de faire la guerre. Von seeckt en est un des fondateurs (bien que très âgé) à partir des années 20, en souhaitant une armée apolitique et d’un professionnalisme sans égal a l’époque, il envisage aussi la création d’unités blindées.

Même s’il est limogé en 1926 (pour avoir inviter le Kronprinze à assister à des manœuvres militaires en uniforme de l’empire), le flambeau est repris, notamment un peu plus tard par le fameux Guderian, qui se basant sur des écrits étrangés (de De Gaulle par exemple) va en venir a inventer la blitzkrieg si connu, mettant en scène des encerclements réalisés par « ses » futurs panzer, soutenus par des bombardiers en piqué etc …
On le voit, il ne faut pas attendre Adolf Hitler pour voir l’armée allemande refaire surface et préparer la futur guerre.
En 1928 sont créées les premières compagnies de chars allemandes, alors même que les panzer ne sont pas encore au point.
La monté au pouvoir des nazis va tout accélérer. Un partenariat avec l’URSS permettant aux allemands développer tranquillement des blindés et de les expérimenter sur un terrain russe sans être inquiéter par le traité de Versailles est signé. Dans le même temps Hitler lance sa campagne de réarmement, il lance les recherches pour le panzer I, qui sortira des chaines en 1934.
Le chemin parcouru est déjà énorme, nous sommes passés d’une armée refusant l’utilisation de blindés, à une armée basant sa force et sa doctrine sur ces derniers, n’attendant plus qu’à être équipé.
Justement cette équipement, poursuivons notre chronologie au travers des équipements en matière de blindé.
 
III) Le panzer, outil du blitzkrieg
 
A)Le panzer I, le char d’école qui va faire la guerre
  
(panzer I ausf B en 1942, il est toujours en dotation notamment dans les unités de maintient de l’ordre en pays conquis)
 
Conçu au début des années 30, le panzer I, d’abord nommé « landwirtschaftlicher schlepper » ou " véhicule entièrement chenillé pour l’agriculture" afin de ne pas éveiller les soupçons des alliés, n’est pas un véhicule de combat. Il s’agit d’un véhicule école test, c'est-à-dire qui ne doit servir en théorie qu’à tester les solutions techniques pour la conception d’un panzer, tester les doctrines lors d’exercices, tester les usines et les préparer à une industrie de guerre et surtout enseigner le blitzkrieg aux futur panzer-schutzen.
Devant peser entre 4 et 7 tonnes, l’engin se verra armé de 2 mitrailleuses en tourelle. Réalisé communément par plusieurs industriels tel que krupp ou encore MAN, la première version (ausf A) pèse 8 tonnes. Plusieurs suspensions sont testées ainsi que des organisations internes differentes ce qui donne lieu à de nombreuses preseries differentes les unes des autres. Malgre tous les defauts evidents (puissance de feu et motorisation), le panzer I convainc Hitler qui ordonne d’en produire une importante quantité.
Le moteur ne donnant pas entierement satisfaction, un Maybach de 100ch (presque 2 fois plus puissant que le precedent) est installé. Il necessite un allongement de la caisse et l’introduction d’un 5eme galet de roulement. Malgre tout le vehicule reste armé de 2 malheureuses MG-13K (pour Kurz). C’est la version ausf B.
Le char ne devant pas etre utilisé au combat, le sera finalement, Hitler entrant en guerre prematurement. Le vehicule participera aux campagnes de polognes, de France, d’afrique du nord et de Russie et sera retiré en 1942 (parfois meme en 1943) des unités. Nous reviendrons la dessus un peu plus bas.
Du fait de cette engagement prolongé, des versions dites « neue art » seront produites du panzer I afin de le « moderniser » (bien que cela soit relatif) mais produite pendant la guerre et à trop petit nombre nous ne nous y attarderons donc pas.
 
 
B) le panzer II, nouveau test
 
(un panzer II ausf C au debut de la campagne d’afrique du nord en bord de la mer, le soldat a coté porte encore le casque coloniale, vite abandonné au profit du shtalhelm)
 
Alors meme que le panzer I est en plein test a kummensdorf, le heereswaffenamt decide la production d’un char un peu plus lourd, de la classe des 10 tonnes et cette fois ci armé d’un canon de 2.0cm à tire rapide. Encore une fois concu comme char test et non comme veritable char de combat, le panzer leger est lui aussi concu par plusieurs firmes. De nouveau plusieurs solutions techniques sont proposées notamment au niveau de la suspension : 3 paires de roues avec galets de retours (ausf a et b), puis 5 galets independants avec ressort helicoidaux (ausf c, A, B et C) puis une suspension « christie » (ausf D et E). Un nouveau moteur est egalement installé à partir de la version ausf b (on passe de 130 à 140 chevaux). Equipé d’un canon de 2.0cm l/55 et d’une MG-34, l’armement reste trop leger, le blindage à peine suffisant pour resister aux balles de 12.7 et la mobilité pas aussi exceptionnelle comme on pourrai s’attendre avec un vehicule de ce poids.

Bien que ne devant pas etre engagé, comme le panzer I, le panzer II est engagé en Pologne. Il subit alors des modifications (la suspension a 5 galets independant ayant été retenue) et des ameliorations, donnant lieu au ausf F, il participe alors aux campagnes de France, d’afrique du nord et à barbarossa avant d’etre progressivement retiré des unités en 1942. Là encore d’autres versions de modernisation seront produites, avec notament la remarquable version ausf L dit « luchs », qui donne vraiment une agilité au vehicule qui est alors completement refondé : nouvelle suspension à galets imbriqués, nouveau moteur de 200 chevaux et materiel radio amélioré.
 


C) le panzer III, premier véritable char de combat de la panzerwaffe
 
(un panzer III ausf H en Afrique du nord, il est bardé de patins de chenilles et de roues, autant pour augmenter artificiellement le blindage que pour permettre une plus grande autonomie mecanique dans ce milieu où les combats se font sur de longues distances et où les mecaniques sont durement eprouvées)
 
Char qui va revolutionner la conception des blindés, le panzer III s’imbrique dans la strategie de guderian. En effet ce dernier avait, dans sa conception du blitzkrieg, imaginé 2 panzer. Le premier, devant equiper l’unité de panzer dite « leicht » doit etre rapide et porté un armement antichar suffisant pour prendre a partie toutes les cibles blindés. Le second devant equiper l’unité dite « mittler » devra pouvoir prendre à partie des fortifications et autre point de defense dans le cadre du support des schutzen (l’infanterie motorisé).
Le premier sera le panzer III, d’une conception tout à fait nouvelle. Le cahier des charges prevoit 5 hommes d’equipage, une revolution en matiere de blindé à l’epoque (les equipages des chars equivalent été generalement de 3 ou 4 hommes ce qui menait à des surcharges de travail). Ainsi chaque membre d’equipage peut se concentrer pleinement sur sa mission, ce qui permet notamment au chef de char d’avoir les « mains libres », un avantage non negligeable qui aura de son importance durant les campagnes de France et de Russie.

Concu en 1937, le choix de l’armement fait debat : Guderian et les generaux militent pour l’installation d’un 5.0cm donnant un coup d’avance en matiere d’armement au nouveau panzer, seulement le heereswaffenamt lui prefere le 3.7cm KwK 36 long de seulement 45 calibres, une copie du PaK 36, permettant ainsi une rationalisation des munitions. C’est donc ce dernier canon qui est installé, bien que la tourelle soit concu pour accueillir des armements bien plus concequent. 2 MG-34 sont installées en coaxial tandis qu’une autre traverse la caisse via un orrifice kugelblende 30. Un tourelleau est installé au sommet de la tourelle, offrant une vision peripherique du champ de bataille au chef de char.
Plusieurs versions de la suspension sont à nouveau testé, notamment par daimler-benz (du ausf A au ausf D) avant l’apparition du ausf E, reprennant le design general de daimler-benz mais avec une suspension concu communement par daimler-benz, henschel et MAN composée de 6 galets de petit diametre tous indépendants en bars de torsions (inventée par Porsche). 3 galets de retours sont egalement installés. Un moteur plus puissant (le maybach V-12 HL 120 TRM de 300 chevaux) est installé afin de rendre le char tres mobile (67km/h sur route !). C’est ce design du char qui sera produit en masse.

En 1939 une nouvelle version est conçu : le ausf F, adoptant un nouveau tourelleau et un nouvelle episcope pour le pilote. En fin de production (a partir de 1940), les modeles deja produit retournent en usine pour integrer le nouveau 5.0cm KwK 38 L/42 (derivé du PaK 38), apres les problemes qu’ont soulevé les tres bien blindé B1 bis et Somua S35 francais en mai 1940. Ce gain de puissance se fait tout de meme tres tard alors que les chars russes commencent à adopter des canons bien plus puissant (45mm voir 76.2mm). Le ausf G n’est autre qu’un ausf F fin de production standardisé, auquel vient s’ajouter un rommelkiste (un rangement a l’arriere de la tourelle).
Le ausf H voit supprimer l’une des deux MG-34 coaxials, pour un gain de place significatif et ne pas surcharger le pourvoyeur. L’epaisseur de blindage est significativement augmenté par des plaques boulonnées sur le frontale de caisse, portant la faible premiere couche de 30mm, à un blindage totale de 60mm. La version est adaptée à la guerre du desert et sa fiabilité est poussée à l’extreme. Un extracteur de fumé est installé sur le toit de la tourelle pour rendre l’atmosphere du compartiment de combat plus respirable (la cadence tres elevé du 5.0cm ayant des repercution de ce coté là). Le tourelleau est à nouveau changé (plus profilé et mieux blindé).
La version suivante est d’abord une consolidation de la precedante : le ausf J possede un blindage fait d’une seule plaque de 50mm sur toute la face avant (mantelet compris), beaucoup plus resistante que 2 plaques superposées. La mitrailleuse de caisse recoit une nouvelle rotule de type kugelblende 50 mieux blindée et mieux profilée. A partir d’avril 1942, des plaques espacées de 20mm sont ajoutées sur la face avant, en meme temps qu’un canon de 5.0cm plus long (longueur du tube 60 calibres) voit le jour pour faire face aux matilda britannique et aux T-34/76 sovietique (bien que ce changement ai peu d’incidence en fait). Des schurzen voient egalement le jour en 1942 afin de lutter contre les fusils antichars boys et PTRS/PTRD. La roue tendeuse et la roue motrice sont changées pour faciliter la production.

La version ausf L est une standardisation du ausf J, toutes les modifications apportées les unes apres les autres sont ajoutées au cahier des charges.
Enfin, ultime version en 1942/43, le ausf M qui voit notamment son pot d’echappement relevé permettant au tank de traverser des cours d’eau d’un metre trente de profondeur. Les lances fumigenes sont installés sur les cotés de la tourelle tandis que les schurzen sont installées systematiquement. Pour simplifer la production, la trappe d’evacuation sur le flanc de la caisse au niveau de la suspension est supprimée ainsi que les optiques sur les flancs du char (ne servant plus à rien a cause des schurzen).
Pour finir, le ausf N qui est une tentative de redonner un interet à un chassis deja depassé depuis 1942, le canon antichar est changé pour un canon de soutien d’infanterie de 7.5cm de 24 calibres, sinon le char conserve les innovations apportées sur le ausf M.
Nous sommes ainsi passé d’un char pesant 15 tonnes à un panzer pesant 23 tonnes. La longevité bien trop poussé du char est dû à l’entré en guerre bien trop prematurée, ainsi le char restera le cheval de bataille de la panzerwaffe jusqu’en 1943 ! Alors qu’il est definitivement obsolete en 1942 et completement surpassé par son adversaire sovietique. Le vehicule reste emblematique du blitzkrieg et des victoire du debut du conflit, il participera aux campagnes de pologne, de France, d’afrique du nord, de russie. Bien que depassé par ses adversaires (sauf peut etre en afrique du nord où il fait plus ou moins jeu egal avec le crusader britannique), il tirera son epingle du jeu par la maitrise du vehicule par les panzerschutzen. Sa tres bonne repartition des membres d’equipage lui donnant un avantage certain face au T-34/76 (où le tireur est aussi le chef de char), la radio FuG 5 systematiquement installé a bord du panzer fini de concretiser sa superiorité tactique, la coordination des panzer etant excellente, ils arrivent finalement à surpasser pendant un temps leurs adversaires, grace à des tactiques employées par des generaux audacieux (Rommel entre autre).
 
 
D) le panzer IV le cheval de bataille de la panzerwaffe
 
(un panzer IV ausf F1 qui traverse la ligne allemande en direction de Mersa Matrouh où les anglais vont prendre une severe deculloté par couardise des officiers entre autre)
 
Le deuxieme char prevu par guderian, le char de soutien, sera le panzer IV. Commandé en 1934 par le heereswaffenamt, designé comme Begleitwagen. Devant peser 20 tonnes, le char doit recevoir un canon de 7.5cm kurz de 24 calibres dans un but de prendre à partie les fortifications. Il ne doit pas etre necessairement tres bien blindé (il ne doit pas affronter de chars) mais doit posseder un minimum de mobilité. Cette fois ci pas de teste de suspension, le choix se repose sur 4 paires de galets de roulement de petit diametre et 4 galets de retour (bien que 2 prototypes furent construit avec la suspension vu precedemment et une autre avec des barres de torsions avec 6 roues). De nouveau, l’equipage adopte la meme disposition si novatrice du panzer III à savoir dans la tourelle (aussi dit « compartiment de combat ») le bordfuhrer, le richtschutze ainsi que le ladeschutze tandis que le fahrer et le funker sont installés à l’avant de la caisse. La rotation de la tourelle se fait electriquement grace à un petit moteur de 2 cylindre DKW placé à l’arriere. Il a été concu pour etre capable d’evoluer au cours du temps : l’espace dans la tourelle est assez important (les ingenieurs ont meme dû elargir la caisse), le moteur et la transmission sont egalement capable d’evoluer.

Le panzer IV ausf A, qui n’est en fait que les 35 premiers chars de preseries est plus leger que la limite imposé dans le cahier des charges (ce qui est suffisament rare chez les allemands pour etre souligné) avec seulement 18 tonnes (seulement 3 tonnes de plus que le panzer III). Mais ce poids exceptionnel n’est atteint que grace à un sacrifice de blindage qui s’averrera etre une erreur : seulement 14.5mm sur la face avant de la caisse, a peine de quoi resister aux balles de 12.7mm. Le moteur est le maybach V-12 HL 108 TR produisant 250 chevaux à 3000 tours. La vitesse sur route est alors de 32km/h, juste en dessous des demandes du heereswaffenamt. La boite de vitesse n’a alors que 5 vitesse à l’avant.
Les deux versions suivantes (ausf B et C) vont corriger certains defauts et ameliorer le panzer : d’abord le moteur est changé pour le HL 120 TR (le meme que les premieres versions du panzer III) produisant alors 320 chevaux à 3000 tours, couplé à une nouvelle boite de vitesse avec 6 rapports ce qui donne une bien meilleure agilité au panzer (les 42km/h sont atteints sur route). Le blindage est porté à 30mm sur toute la face avant. Le tourelleau est egalement changé. Par manque de place, la MG-34 de caisse est retiré, un episcope prend sa place. Le ausf C adopte le HL 120 TRM plus fiable que le moteur precedent.

Le ausf D retrouve sa MG-34, installée dans un kugelblende 30 tandis que le blindage des flancs est legerement amelioré. Sur la fin de production (en 1940), les panzer recoivent un blindage additionnel de 20mm sur la superstructure (avant et coté).
Sur le ausf E sont adoptés toutes les ameliorations precedentes et montées sur la chaine de montage. Un nouvel extracteur de fumé fait son apparition sur la tourelle, ainsi qu’un nouveau tourelleau, mieux blindé. Le pilote a une nouvelle fente de vision mieux blindé aussi. La resistance general du panzer est grandement ameliorée, notamment apres la campagne de France.

Sur le ausf F, le blindage est homogenéisé à une seule plaque de 50mm sur la face avant. La MG-34 de caisse est installée dans une nouvelle kugelblende 50 plus arrondi et mieux blindée. Le rommelkiste (bien qu’existant sur le ausf E) est installé systematiquement à partir de cette version. Le pilote recoit de nouveau une nouvelle fente de vision encore mieux blindée. Les chenilles sont legerement plus larges (40cm) et les winterketten font leur apparition en novembre 1942. Une boite pour 2 roues est installée sur le flanc gauche.

Apres la rencontre avec les matilda, B1 bis mais surtout le T-34/76 russe, il devient evident que le panzer IV doit abandonné son role purement de soutien dinfanterie pour devenir plus polyvalent en adoptant un canon de 7.5cm lang capable de prendre à partie les chars. Ce sera le ausf F2 produit à partir de mars 1942. Le vieux KwK 37 de 24 calibres laisse sa place au plus recent KwK 40 de 43 calibres (derivé du PaK 40) dont les propriétés antichars sont excellentes pour l’epoque. Le frein de bouche adopte une forme particuliere en « boule ». L’agencement interne est modifié pour acceuillir la longue culasse du nouveau 7.5cm.
En 1942, apres la modification faite dans la precipitation sur le panzer IV ausf F2, une version plus taillé pour le combat de blindés est reclamé : ce sera le panzer IV ausf G. Le blindage recoit un extra de 20mm, des schurzen sont installées tandis que le frein de bouche adopte le fameux design en 2 etages à « l’allemande ». Les fentes de visions laterales de la tourelle sont supprimées car devenues inutiles à cause des schurzen (cela permet de simplifier la production). L’episcope du pilote est supprimé pour des raisons de simplifications. Les lanceurs de fumigene sont placés sur les flancs de la tourelle. A la fin de la production, le canon est allongé jusqu’à 48 calibres. Les roles intiaux des panzer III et IV ont beaucoup evolué et sont maintenant confondus.

Le ausf H version la plus abouti du panzer IV pousse le blindage à 80mm sur la face avant de la caisse et 50mm pour la tourelle. Une nouvelle boite de vitesses integre un 7eme rapport, presque indispensable avec la prise de poids du panzer (pesant maintenant 25 tonnes). Un raille pour installer une MG-34 AA sur le tourelleau est installé. La simplification continue avec la suppression de tous les organes d’observation du pilote et du radio (sauf la fente de pilotage bien sur). La zimmerit (peinture antimagnetique devant faire echec aux mines magnetiques … uniquement utilisées par les allemands …) est installée systematiquement.

Enfin, apres les terribles bombardements des usines de production et la rarefaction des matieres premieres, une version plus econome du panzer IV est ordonnée en 1944, ce sera le ausf J. La rotation de la tourelle se fait manuellement, le moteur electrique est abandonné. Les schurzen sont maintenant grillagées (pour economiser l’acier). Un reservoir de 200 litres est ajouté, le pot d’echauppement modifié, un lance grenade de defense rapproché est installé sur le toit. Les galets de retours sont reduits au nombre de 3.
 

 
E) conclusion sur le materiel
 
Une chose qui frappe sur ce materiel, c’est qu’il semble toujours avoir un coup de retard (mis à part l’evolution de l’equipage), les allemands sont toujours en train d’essayer de nouvelles solutions techniques pour pallier à leur inferiorité technologique sur leurs adversaires (allogement du canon ou meilleur blindage) et ceux jusqu’en 1943 (apparition du panther). Cela est notamment dû à une entrée en guerre bien trop precoce, les chars d’écolages allant meme servir au combat par manque de moyen. Une autre chose qui frappe c’est l’attention portée à l’equipage : l’ergonomie est tres soignée, il y a de l’espace dans les panzer et aucun membre n’est surchargé de travail, les optiques sont excellentes et les radios aussi. Les trappes pour evacuer le panzer en cas d’urgence sont nombreuses. 

Tout cela marque la difference avec leurs adversaires russes, le radio partageant souvent la meme trappe que le pilote (il devait alors attendre que ce dernier evacue le char pour ensuite sortir), les chefs de chars sont surchargés et les radios souvent absente. Enfin une parfaite maitrise du panzer par les panzer-schutzen concretise la superiorité tactique du panzer malgre son inferiorité technologique, les hommes sont tres bien entrainés et commencent à avoir de l’experience au feu (guerre civil espagnole, campagne de pologne et de France).
 
IV) la panzer-division, outil tactique et strategique
 
A) la formation
 
Comme dit plus haut, les premieres unités blindées allemandes sont formées en 1928, il ne s’agit que de simples compagnies. C’est apres l’arrivé au pouvoir des nazis que tout s’accelere, la branche des panzertruppen est fondée en mai 1933 avec les premieres kraftfahr-kampf-abteilung. Le 1er octobre 1934 les premiers etats-majors sont constitués, peu de temps apres les 3 premiers panzer-regiment sont constitués, ces 3 regiments formant la 1. panzer-brigade.
En octobre 1935, les 3 regiments vont etre divisés pour former 6 unités reparties par paire au sein des 3 premieres panzer-divisionen. Les panzer divisionen sont donc à cette epoque formée de 2 panzer-regiment. Chaque panzer-regiment adoptant une formation en 2 abteilung chacune, avec 4 compagnies (3 sont dites leicht avec les panzer I, II et III, 1 est dites mittler avec des panzer IV et des panzer II). Le totale de panzer au sein d’une division est de 294, avec une leicht-brigrade (ancetre du bataillon de schutzen). Les panzertruppen sont finallement designée « schnell truppen ».
En parrallele de la constitution des « DLM » en France, les allemands vont constituer des leicht-brigaden. Egalement, 4 infanterie-divisionen sont motorisées.

Apres la guerre d’Espagne, la production de panzer mieux blindé est de mise (panzer III et IV) et va donner une meilleure puissance aux panzer-divisionen (alors que la presse francaise se moque des petits panzer I les qualifiants de « trotinettes »).
4 leicht-divisionen sont mises sur pied afin de former les ailes des pointes blindées.
En resumé l’armée allemande entre donc en guerre avec 5 panzer divisionen (une 6eme en cours de formation) avec chacune 1 panzer-brigade à 2 panzer-regiment avec une brigade de schutzen à 2 schutzen-regiment.
 
 
 
 
B) les premiers engagements et les evolutions
 
C’est donc avec une panzer-division relativement lourde que la panzerwaffe entre en Pologne, avec 294 panzer par unité. Et contrairement à ce que l’on croit la campagne de Pologne, bien que l’issu est la bonne, elle s’averera etre une lecon assez dure pour les schnelltruppen. Ainsi Roman Orlik, un jeune polonais va mettre K.O. plusieurs panzer (les fameux modeles ne devant servir qu’à l’entrainement des equipages). Malgre tout Hitler ne peut rien y faire, les panzer-divisionen manquent cruellement de char et sont obligées de combler les effectif avec ces chars (panzer I et II) qui sont maintenus sur les chaines d’assemblages. Ce probleme persistera jusqu’en 1942 (voir meme jusqu’à la mi-43 avec le panzer III). Malgre tout les panzer font preuves d’une bien agreable fiabilité, tres peu de pannes sont a deplorées ce qui laisse aux divisions le droit de profiter pleinement de leur puissance.

Apres l’attaque eclair sur la pologne en septembre 1939, Hitler se tourne vers l’ouest. Le plan schlieffen sera modifié afin de lancer une premiere attaque en hollande/Belgique pour attirer les armées alliées, tandis que les panzer-divisionen se masserons dans les ardennes et prendront les alliés à revers. Bref la suite de l’histoire on la connaît tous, les alliés s’effondrent, les panzer foncent comme à la manœuvre et peuvent meme se permettre de se couper des lignes allemandes (la 7. panzer-division de Rommel par exemple). Mais ce que l’on sait moins c’est que les panzer subiront tout de meme quelques revers, comme à Arras où Rommel a bien failli devoir reculer face aux bien superieurs matilda II. Les B1bis ecrasent les panzer I et II, alors que les malheureux panzer III et IV ne peuvent vraiment rivaliser avec leurs equivalents.

La conclusion est sans appel, les panzer-divisionen ont montré leur efficacité. Les generaux ont fait preuve d’initiative tactique et strategique, ils ont completement changé la maniere de faire la guerre. Sauf qu’une crise du materiel se profile a l’horizon, et ca les usines allemandes ne peuvent que difficilement y faire face, l’economie de guerre n’est pas encore en route malgre des efforts certains. L’Allemagne n’a pas les armes industrielles pour rivaliser avec ses adversaires sur le long terme et sur plusieurs fronts.

Et c’est bien ce qui va finir par se passer. En 1941, alors qu’hitler prepare son assaut sur l’URSS, il doit venir en aide a son allié italien dans les balkans et en afrique du nord. Pour pouvoir mieux repartir ses troupes et repondre aux demandes des genereux souhaitant des divisions plus legeres et donc plus souples. Chaque panzer-division se voit amputer d’un regiment de panzer, ainsi Hitler peut multiplier par deux ses formations de panzer et en envoyer quelques unes aider son allié. Un peu plus tard, l’inutilité des leicht-division est confirmer (en afrique du nord notamment) et les 4 unités sont converties en panzer-divisionen.


Cela va porter le totale de division blindé a 20. Mis a part cette modification, le reste de l’unité conserve sa formation.
 
 
 
A noter que la production de semi-chenillé limite grandement les regiments de schutzen (renommé en 1943 panzer-grenadier), en general seule une compagnie en est equipé, le reste fonctionne sur camion.
Le 22 juin 1941, Hitler tel Napoléon, se lance à la conquete de la vaste Russie. On en connaît aujourd’hui les concequences, mais en conclusion de cette partie, il faut bien noter que barbarossa est au debut la concecration du blitzkrieg et du panzer, le systeme parfaitement rodé à bien failli vaincre le geant Staline. Mais la machine de guerre allemande s’embourbe en Russie et va finalement subir la vengence rouge.
 
IV) conclusion
 
Il est interessant de noter, pour conclure, que la wehrmacht obtiendra ses plus belles victoires avec ses plus mauvais panzer. L’arrivé du tiger et du panther n’ayant pas finalement les effets strategiques escontés. Les panzer divisionen du debut du conflit sont indissociables du blitzkrieg et des victoires du debut de la guerre, ainsi que de la guerre du desert où Rommel malgre des effectifs tres reduits et une inferiorité technologique des panzer face aux matilda par exemple va obtenir de brillante victoires. Le panzer IV qui restera le cheval de bataille de la panzerwaffe de 1939 à 1945 est surement l’un des meilleurs panzer jamais concu. Pouvant evoluer facilement, pas si cher que ca, plus rapide à produire qu’un tiger ou un panther, la version ausf H n’a rien a envier au T-34/76 et au M4 « general sherman » des alliés. Est-ce que si les allemands s’etaient limiter à produire un maximum de panzer IV (avec les panzerjager qui en decoulent et les sturmgeschutz) le sort du conflit aurai été different ? difficile à dire, mais il est clair que ce dernier figure parmis les meilleurs chars du conflit.
 

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jetsartizen
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Re: Les panzer victorieux (étude technologique et stratégique des panzer-divisionen jusqu'en 1941

Message par jetsartizen le Mar 9 Aoû - 15:24

je viens de remarquer que la mise en page a foiré avec word, j'essaye de voir avec thibaut comment regler ca, desolé ... Pour fois que je m'etais appliqué en plus ^^
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novi62_fils
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Re: Les panzer victorieux (étude technologique et stratégique des panzer-divisionen jusqu'en 1941

Message par novi62_fils le Mar 9 Aoû - 17:27

Envoie moi ton word originel, thibautc est en vacance, je m'en occuperai
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Re: Les panzer victorieux (étude technologique et stratégique des panzer-divisionen jusqu'en 1941

Message par jetsartizen le Mar 9 Aoû - 18:16

ok je te fais ca, merci ;)
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Re: Les panzer victorieux (étude technologique et stratégique des panzer-divisionen jusqu'en 1941

Message par novi62_fils le Mer 10 Aoû - 13:10

Mise en page et re-hébergement des images, fait !

Par contre cite tes sources, les profils proviennent d'un magasine fort connu !
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Re: Les panzer victorieux (étude technologique et stratégique des panzer-divisionen jusqu'en 1941

Message par jetsartizen le Mer 10 Aoû - 16:05

super merci
oui je m'occuperai de ca
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Cada
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Re: Les panzer victorieux (étude technologique et stratégique des panzer-divisionen jusqu'en 1941

Message par Cada le Sam 13 Aoû - 18:24

Un grand merci jetza, c'est de la belle ouvrage !
Voilà un article qui permet de comprendre bien des choses à propos de l'évolution des unités allemandes.  Peut-être serez-vous plus nombreux à considérer le Pz-III comme emblématique de la 2GM, tout comme moi (et je ne parle évidemment pas d'esthétique)...

Est-il possible d'avoir quelques tableaux récapitulatifs pour saisir en un coup d'oeil la structure au fil du temps ?   Ce serait un outil particulièrement utile...
Si tu veux j'en ai déjà rassemblé deux ou trois ;)
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Re: Les panzer victorieux (étude technologique et stratégique des panzer-divisionen jusqu'en 1941

Message par jetsartizen le Mar 16 Aoû - 11:52

merci
alors en theorie il y a des tableaux d'effectifs, mais les photos ont un peu merdouillé
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jetsartizen
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Re: Les panzer victorieux (étude technologique et stratégique des panzer-divisionen jusqu'en 1941

Message par jetsartizen le Mar 16 Aoû - 12:30

je vous mets les photos dans l'ordre ici, je n'arrive pas à faire mieux, dans l'ordre :














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