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La blitzkrieg : conception et différences d’approche

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Atr45
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La blitzkrieg : conception et différences d’approche

Message par Atr45 le Mar 28 Fév - 16:07

Concept :

La blitzkrieg (ou guerre éclair) est une tactique militaire destinée à vaincre un ennemi le plus rapidement possible, avec le minimum de moyen disponible. Cette stratégie vit le jour en Allemagne à la fin des années 30. A cette époque, l’Allemagne ne possédait pas de ressources naturelles lui permettant de mener un long combat. Les alliés, notamment la France et le Royaume-Uni, possédaient beaucoup plus de ressources stratégiques, notamment grâce aux nombreuses colonies possédées par ces nations. Cette différence poussa les alliés à opter pour une stratégie purement défensive. Le but étant de figer les troupes allemandes dans une guerre de position, et d’épuiser l’ennemi au maximum, en profitant de la relative faiblesse de la Marine allemande comparée à la Marine Française et Britannique. Les Empires coloniaux des deux puissances devaient leur fournir suffisamment d’hommes et de ressources pour combler les pertes en homme mais surtout en matériel qu’il en résultait, ce que l’Allemagne n’aurai pu faire, faute de ressources stratégiques disponibles. De plus, la prédominance de la Royal Navy ainsi que de la Marine Nationale, beaucoup plus puissantes que la Kriegsmarine, rendait difficile voir neutralisait complètement les possibilités d’importations de ressources par l’Allemagne. Ainsi isolée, elle serait facile à défaire.

En 1935, les généraux allemands sont conscients de cette stratégie, et de la difficulté qu’aurait l’Allemagne à soutenir une guerre longue et couteuse face à ces deux nations. Ainsi, pour les généraux allemands, il fallait se défaire le plus rapidement possible des Alliés, afin de limiter le nombre de ressources nécessaire, et d’éviter un effondrement économique.

La montée de l’arme blindée ainsi que de l’infanterie motorisée permit un développement considérable de la tactique blindée, pour ce qui deviendra la Blitzkrieg.


Avant toute chose, analysons brièvement sur quoi repose la capacité d’une nation à faire la guerre. Nous pouvons résumer celle-ci en trois point : tout d’abord, la capacité d’une nation à faire la guerre dépends de son armée, du nombre de soldats ainsi que de leur équipement. Ensuite, nous pouvons ajouter le volet économique, c’est à dire la capacité de l’industrie à produire une grande quantité d’arme. Enfin, nous pouvons conclure cette liste par l’ajout d’un volet social, c’est à dire la volonté de la nation de consentir à des sacrifices pour gagner une guerre.

Ces trois points sont les objectifs à vaincre lors de toute guerre si l’on souhaite espérer une victoire. Cependant, détruire complètement un des trois facteurs énumérés ne revient pas systématiquement à gagner une guerre. Ainsi par exemple, des défaites militaires (le premier point évoqué) peuvent être compensé par une production plus importante de matériel, afin de combler les pertes, ainsi que par le recours de moyen de conscription plus large. L’URSS utilisa largement ces deux dernières méthodes, car malgré les terribles pertes de l’Armée Rouge lors de l’opération Barbarossa, Staline sut galvaniser l’esprit patriotique (volet social) afin que la nation accepte des sacrifices de plus en plus important. De plus, le déplacement des usines militaires derrière l’Oural permettait d’écarter le danger concernant le volet économique, et une production accrut de char, d’armes et d’avion permit non seulement de combler les pertes, mais également de créer de nouvelles division, pour aboutir a une armée de 13 millions de soldats qui saigna l’armée allemande.

Vaincre une nation revient à détruire deux des trois points évoqués précédemment. Si nous prenons l’exemple de la France, lors de la première guerre mondiale la nation fut galvanisée par l’idée d’entrer en guerre contre l’Allemagne. L’économie française, bien que touché, put compter sur les ressources des colonies et de l’Angleterre, puis des USA pour combler les pertes militaires, et l’armée, malgré les grandes batailles qui furent des carnages, ne fut pas détruite. En revanche, la raison de la défaite de l’Allemagne en 1918 fut du à la destruction de deux des trois facteurs : l’économie allemande était en ruine, et le blocus imposé par les flottes de la Triple Entente conduit à un ralentissement de la production militaire, qui devint insuffisante pour combler les pertes. De plus, le volet social s’effondra, ce qui dégouta la nation de la guerre, et initia les problèmes sociaux de l’Allemagne des années 20. Ainsi, bien que la situation stratégique et tactique soit en faveur de l’Allemagne (en Novembre 1918, les armées Allemandes sont encore en territoire alliés), le volet économique et social fut totalement anéanti par les alliés.

Conception de la blitzkrieg d’un point de vue allemand :

Le but de la Blitzkrieg version allemande et d’éviter à tout prix une guerre longue et couteuse, guerre dont l’Allemagne n’a pas les moyens. La théorie de la Blitzkrieg allemande fut développée à partir de 1935 par les théoriciens allemands, dont Heinz Guderian est le représentant le plus connu. D’un point de vue de Guderian, l’objectif est de détruire les armées ennemis par une avancée puissante de blindés, et par l’utilisation de différents types de blindés. Sa vision se décompose en plusieurs phases :

1ère phase : la concentration de blindés lourds, moyens et légers en un point précis du front, de préférence là ou le front ennemi présente une fragilité (jonction entre deux armées, unités ennemis faiblement entrainées, avec peu de moyen.. ) Cette phase est appelée la phase de Schwerpunkt

2ème phase : percée du front. Ici, les chars lourds sont envoyés à l’assaut de la position ennemi, soutenu par un puissant feu d’artillerie et accompagné d’infanterie classique. Le but étant de déstabiliser l’ennemi et de mettre en déroute les unités adverse.

3ème phase : phase d’exploitation. A la suite de la 2ème phase, les chars moyens et légers, accompagnés d’infanterie motorisée, s’engoufrent dans la brèche. Le but étant d’avancer le plus possible, couper les lignes de ravitaillement et les lignes de communications pour enfermer les armées ennemies dans des poches, qui seront détruire par des moyens classique (assaut frontal, bombardement d’artillerie..). A défaut d’artillerie, trop lente, ce sont les bombardiers en piqués et les avions d’assaut qui vont soutenir l’avancée de l’arme blindé. La priorité est ici la destruction des forces, jusqu’à ce que l’adversaire n’ai plus une armée suffisament puissante.

Exemple d'application de la Blitzkrieg allemande: la campagne de Pologne:

Conception de la Blitzkrieg d’un point de vue soviétique.

Parallèlement au développement du côté allemand, l’URSS développa également une conception de la blitzkrieg, notamment grâce au travaux du Maréchal Mikhaïl Toukhatchevski. Si la victoire est également l’objectif final, la réalisation est totalement différente. Contrairement aux Allemands, qui visent l’encerclement des forces ennemis par la convergence des différentes armées en un point, les soviétiques ne se préoccupent que peu des armées ennemis (c’est un détail). Le but de la Blitzkrieg soviétique est de faire reculer progressivement les armées ennemis, jusqu’à ce qu’elles n’aient plus de profondeur stratégique, autrement dis, qu’elle ne puisse plus battre en retraite (par exemple, car ayant atteins l’autre extrémité du pays). Les armées doivent avancer en ligne droite le plus profondément possible dans les lignes ennemies, jusqu’à la limite du ravitaillement. Une fois cette limite atteinte, un nouveau front est établi à l’endroit ou s’arrête l’offensive, avec une réorganisation de la logistique en prévision de la prochaine attaque. Les unités ennemis (qui peuvent parfois comprendre des armées entières) laissés derrières ne sont pas un problème.

La blitzkrieg soviétique se décompose elle même en plusieurs phase, tout comme la blitzkrieg Allemande :

1ère phase : la percée. Contrairement à la vision allemande, ou l’arme blindée sert à la phase de percée, ici la rupture du front est effectuée par des unités traditionnels (infanterie, artillerie), souvent les unités de la garde.

2ème phase : exploitation : Les unités blindés (moyenne et légères), qui n’ont pas participé à la phase de rupture, s’engouffrent dans les brèches réalisés, et ont pour ordre d’avancer le plus loin possible, sans s’occuper des unités ennemis pouvant rester derrière. La seule limite à l’avancée est la capacité de ravitaillement. Idem, les unités motorisés sont soutenues par l’aviation, mais celle ci à un rôle de « nettoyeur », qui doit neutraliser au maximum les places de résistance ennemis, afin que rien n’arrète l’avancée des trouppes terrestre. En cas de résistance trop importantes d’une armée, les troupes soviétiques ont pour ordre simplement de les contourner, sans chercher le combat ni n’encerclement, et à continuer leur avance en territoire ennemi. Ces armées seront neutralisées par la suite par un fort bombardement aérien, puis par des moyens plus conventionnels. (artillerie, infanterie à pieds, char lourd)..

3ème phase : une fois arrivé à la limite extrême de leur capacité de ravitaillement, les troupes ont pour ordre de stopper leur marche et de réunifier les différents axes d’attaque pour former un front uni. Ce front est plus tard renforcé par l’infanterie à pieds et l’artillerie, et doit pouvoir empêcher les contre-attaques, pendant que à l’arrière, d’autres unités se chargent de détruire les forces ennemies encerclées. Cependant, l’attaque est si radicale qu’il reste en général peu d’unité à l’adversaire pour mener une offensive à grande échelle.

Exemple d'application de la doctrine soviétique: l'opération Bagration:

Sources des photos:

http://www.jeux-strategie.com/fileadmin/images/39-45/Articles_historiques/article_LA_Blitzkrieg/1190_map1_Pologne.jpg

http://us--army.skyrock.com/17.html
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Sokolov
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Re: La blitzkrieg : conception et différences d’approche

Message par Sokolov le Mer 1 Mar - 12:22

Toujours bon de rappeler que la Blitzkrieg était le moyen de gagner la guerre rapidement parce que l'Allemagne n'avait pas les moyens d'une guerre longue. En misant sur les Panzerdivision, le commandement détaché et la coopération interarmes, l'outil a merveilleusement fonctionné jusqu'en décembre 1941, bien qu'il ait fourvoyé la Wehrmacht sur le Front de l'Est, s'acharnant à détruire les armées soviétiques autour de Kiev plutôt que de foncer sur Moscou par exemple. 


Attention, la 2e carte que tu présentes montre l'ensemble des opérations sur le front de l'Est et dans les Balkans jusqu'à fin 1944? alors que "Bagration" stricto sensu n'est que les opérations en Biélorussie, dans les Pays baltes et en Pologne. 


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Re: La blitzkrieg : conception et différences d’approche

Message par Lebougnat le Jeu 2 Mar - 22:14

Très bon article , merci pour toutes c'est info


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